GUIDE DE L’ACCOMPAGNANT(E) SEXUEL(LE)

 

L’accompagnement sexuel est un engagement humaniste et humanisant. Il est profondément responsabilisant. Par conséquent, pour l’APPAS, il est primordial que tout accompagnant(e) soit au clair avec elle/lui-même et avec ses proches, afin de pouvoir être vrai(e), pleinement présent(e) et ouvert(e) à la personne accompagnée sensuellement et sexuellement.

De plus, afin d’être en accord avec soi-même, il est préférable de reconnaître le fait que l’accompagnement sexuel est une forme de prostitution à visée thérapeutique ; se prostituer étant légal en France, les accompagnant(e)s sexuel(le)s ne sont pas en infraction avec la loi ; en revanche, l’APPAS peut être poursuivie pour proxénétisme bien que l’association ne touche, d’aucune façon, un quelconque avantage pécuniaire de cette mise en relation, ni aucun bénéfice autre que moral ; quant aux personnes «handicapées », elles prennent le risque d’être pénalisées au même titre que tout client d’un(e) professionnel(le) du sexe, lorsque la loi qui pénalisera les clients des professionnel(le)s du sexe sera promulguée.

Enfin, nous précisons que les accompagnant(e)s sexuel(le)s ne seront pas salarié(e)s de l’APPAS, ni même en subornation de l’association, laquelle ne percevra jamais le moindre argent des accompagnant(e)s sexuel(le)s ni des personnes bénéficiant d’un accompagnement sexuel dans le cadre de la mise en relation, du suivi et du soutien logistique.

  1. Ceci étant précisé, nous faisons aux accompagnant(e)s sexuel(le)s ayant reçu la formation de l’APPAS, les préconisations suivantes :
    Pratiquez l’accompagnement sexuel que vous souhaitez prodiguer à vos clients en situation de dépendance physique, mentale ou psychique (avec ou sans rapport sexuel etc.), en n’oubliant pas que la finalité de celui-ci est d’amener la personne accompagnée à se reconnecter à sa corporalité, à sa charnalité, à se réapproprier son corps, à se ré-incarner, afin de retrouver de l’estime de soi et de la confiance en soi, donc davantage d’autonomie.
  2. Adoptez en toutes circonstances une attitude tolérante, ouverte, respectueuse et non discriminatoire à l’égard des personnes accompagnées.
  3. Gardez une position respectueuse et discrète, dans le cadre de l’accompagnement sexuel d’un couple en situation de handicap, afin de ne pas interférer dans la relation intime de celui-ci.

     

  4. Respectez la règle du secret professionnel.

     

  5. Prévenez vos proches lorsque vous êtes en couple avant de pratiquer l’activité d’accompagnant(e)
    sexuel(le), afin de pouvoir travailler en toute sérénité.

     

  6. Soyez dûment assuré(e) (responsabilité civile) et ayez un casier judiciaire vierge

     

  7. Posez avant tout le cadre d’intervention d’un accompagnement sexuel avec la personne accompagnée, lors d’un premier contact informel.

     

  8. Respectez les modalités d’un rendez-vous (horaire, lieu…), car le planning des personnes en situation de handicap est fréquemment très contraint.

     

  9. Ne pratiquez pas lorsque vous êtes malade (rhume, bronchite ou toute autre maladie contagieuse) afin de ne pas risquer de contaminer la personne accompagnée. Il est préférable de reporter le rendez-vous.

     

  10. Ayez une hygiène corporelle irréprochable et n’hésitez pas à le demander à la personne accompagnée, car il peut arriver que ce ne soit pas le cas.

     

  11. Faites le test du VIH et vous êtes en droit de le demander à la personne accompagnée si vous le jugez nécessaire.

     

  12. Protégez-vous, et protégez la personne accompagnée par la même occasion, par l’usage systématique de préservatifs.

     

  13. Vous êtes libre d’appliquer vos propres tarifs dans la limite d’un plafond maximal conseillé par l’APPAS, c’est-à-dire 150 € au plus + vos frais réels.

     

  14. Vous pouvez cesser de pratiquer l’accompagnement sexuel à tout moment (même au cours d’une séance) si vous le jugez préférable. Vous en informerez simplement l’APPAS. La personne accompagnée pourra en faire de même.

     

  15.  Vous engagez dans l’accompagnement sexuel d’une personne en situation de handicap mental ou psychique, nécessite de suivre une formation spécifique, avec le soutien de l’APPAS, sauf si vous connaissez parfaitement cette population.

     

  16. Vous pouvez cesser votre collaboration avec l’APPAS et vos activités à tout moment sans justification de votre part.

     

  17. Votre référente à l’APPAS sera Jill Prévôt, ancienne accompagnante sexuelle et secrétaire de l’association.