François VIALLA

Conseiller juridique de l'association

Le droit, disait Durkeim, est un mécanisme d’encadrement du fait social, un cadre qui permet le « vivre ensemble ». Le droit n’est pas une fin, il est un moyen, un outil de régulation. Il ne saurait être la propriété exclusive des juristes : on ne fait pas du droit pour le droit par le droit … entre initiés. Le juriste ne peut ignorer le fait social pour lequel un cadre de régulation des rapports sociaux est posé. Il lui incombe alors de vérifier que la norme est en adéquation avec les réalités et les aspirations du corps social. S’il incombe au juriste d’étudier et d’expliquer quels sont  les enjeux et logiques de la règle émise, il  doit aussi être acteur et  proposer des évolutions pour tenter de trouver un juste équilibre au sein d’une société.  Ainsi, le droit affirme que chacun à droit

au respect de sa vie privée. Vie affective et sexuelle sont donc connues, reconnues et protégées. Mais, pour protéger la vie privée, … encore faut-il avoir une vie privée. Quelles réponses apporter à ceux qui sont « privés de vie privée » ? Ces réponses existent-elles, sont elles satisfaisantes ? Il semble, à tout le moins, nécessaire de briser le silence qui entoure trop souvent ces questions. Pour se comprendre il faut s’entendre, pour s’entendre il faut s’écouter et pour s’écouter  il faut se parler.